29 avril 2008
Lisette obtient les faveurs du navet nouveau et de son ragoût de légumes au beurre de navet
Gérard Rabaey, trois étoiles au guide michelin exerce ses talents culinaires en Suisse près du lac Léman dans son restaurant Le Pont de Brent et a la générosité de partager sa passion de la bonne cuisine avec les internautes via son blog culinaire, le journal du chef .
Les recettes sont toutes plus belles les unes que les autres, extrêmement bien présentées (normal pour un chef de cette classe !) mais surtout il a su se mettre à la portée de tout un chacun.
Je n'ai découvert son blog que très recemment par cette alléchante recette à base de grenouilles et j'ai fonçé sur le marché pour en ramener (j'en trouve des fraîches présentées en brochettes) et reproduire ce plat. Malheureusement, point de grenouilles ce jour là (au fait, y'a t'il une saison pour cet animal?) mais de magnifiques lisettes pas plus grandes que de grosses sardines. Soit ! adieu la grenouille et vive la lisette. Ce sera pour une autre fois.
Il faut dire que la lisette ne se trouve que du mois d'avril au début de l'été et n'a rien à voir avec son ainé le maquereau. La chair est fine et délicate, non grasse et ne dégage pas de mauvaise odeur à la cuisson .
Lisette au ragoût de légumes, sauce au beurre de navet
INGREDIENTS POUR 4 PERSONNES :
- 8 lisettes levées en filet
Navets glacés :
- 12 navets de printemps avec les fanes
- 20 g de beurre
- 0,5 dl de bouillon de volaille
- Sel, poivre du moulin
Brunoise de légumes :
- 20 g de beurre
- 100 g de brunoise de carottes, poireaux et asperges violettes
- 1.c.s de bouillon de volaille
- Sel
Sauce au Beurre de navet :
- Chutes de navets
- 50 g de beurre
plus :
- 10 g de beurre
- 1 c.s. de crème 35%
- 10 g d’échalote ciselée
- 0,5 dl de bouillon de volaille
- 1 c.c. de jus de citron
- Sel, cayenne
PREPARATION :
Les navets glacés :
Raccourcir les tiges de navets de 2 cm environ.
Peler les navets en les tournant puis les évider avec une cuillère à parisienne (j'ai gardé la peau pour garder leur couleur rosée).
Garder l’intérieur des navets (pour le beurre de navet).
Dans une petite casserole, faire suer les navets avec une noix de beurre. Saler et poivrer. Mouiller à hauteur avec du bouillon de volaille.
Cuire doucement pendant 6-8 (plus près de 15 pour moi) minutes jusqu’à ce que les navets soient tendres. Réserver.
Brunoise de légumes étuvés :
Etuver au beurre la brunoise de carottes, poireaux., asperges. Saler et poivrer.
Ajouter 1 c.s. de bouillon de volaille.
Cuire doucement pendant 2-3 minutes( les légumes doivent rester croquants).
Sauce au Beurre de navet :
Mixer l’intérieur des navets avec 50 g de beurre. Passer au tamis (pas fait). Réserver au froid.
Ensuite :
Etuver l’échalote ciselée au beurre.
Mouiller avec le bouillon de volaille.
Réduire de moitié. Ajouter une cuillère de crème.
Donner une ébullition.
Monter avec le beurre de navet.
Ajouter la brunoise de légumes
Ajouter quelques gouttes de citron, du sel et une pointe de piment d'espelette.
Cuisson des Lisettes :
Faire revenir dans un beurre mousseux les filets de lisettes 1 min de chaque côté en commençant par le côté peau. Les saler, poivrer et ajouter si vous aimez une pincée d'espelette.
PRESENTATION :
Dans chaque assiette, mettre trois navets glacés farcis du ragoût de légumes au beurre de navets. Placer au centre de l'assiette 3 ou 4 filets de poisson. Quelques touches de ragoût tout autour, de l' asperge coupée en filets pour la déco, de la fleur de sel de Guérande et le tour est joué.
C'était divinement bon, la finesse de la lisette a parfaitement trouvé sa place parmi le navet nouveau. Et je ne vous parle pas du beurre de navet : cette sauce est à tomber et j'ai même été "obligée" de saucer mon assiette, chose que je ne fais pourtant jamais.
23 avril 2008
soufflé courgettes et herbes vertes, recette light pour voir la vie... en vert
L'heure est à la légèreté, au parfum et à la couleur. D'où l'idée d'une recette light mais néamoins savoureuse qui devrait séduire toute la famille, des plus grands aux plus petits. Pour la couleur, ce sera du vert pour faire plaisir à Dominique du blog "cuisine plurielle" qui nous propose de voir la vie en vert (et pas contre tous).
Le vert symbolise le renouveau, celui d' un printemps tant attendu mais il est aussi ma couleur fétiche (il suffit d'ouvrir le blog pour s'en rendre compte). Je ne pouvais donc pas passer à côté.
Soufflé courgettes et herbes vertes
VOTRE PANIER POUR 4 SOUFFLES INDIVIDUELS:
- 1 courgette moyenne
- 1 morceau de blanc de poireau
- 1 petite échalote
- 10 cl de crème fleurette légère
- 30 g de merzer (fromage allégé)
- 2 oeuf
- 2 feuilles de mélisse
- 2 feuilles de sauge
- 2 feuilles de menthe
- 1 brin de thym citron
- 1 pointe de couteau de massalé
- sel, poivre
Soufflé percé, soufflé retombé
PREPARATION :
Préchauffer le four à 200°.
Laver la courgette, couper les 2 extrémités et la couper en petits dés.
Laver le poireau, le couper d'abord en bandes puis en petits carrés.
Couper l'échalotte finement et raper le merzer.
Faire revenir les légumes dans un peu d'huile d'olive, saler et poivrer et laisser cuire 1/4 h en remuant souvent (les légumes ne doivent pas colorer). A la fin de la cuisson, ajouter les herbes coupées grossièrement au couteau. Réserver.
Pendant ce temps, préparer l'appareil à soufflé :
Battre les jaunes d'oeufs avec la crème. Ajouter le fromage ainsi que les légumes. Saler, poivrer et ajouter le massalé.
Battre les blancs en neige pas trop serrés et les incorper à l'appareil.
Beurrer et fariner des moules individuels, essuyer bien les bords pour faciliter la montée du soufflé et les remplir au 3/4 avec la préparation.
Enfourner pour environ 25 min en prenant soin de baisser la température du four à 180° après 10 minutes de cuisson.
Servir aussitôt.
Accompagné d'une salade de mâche ou de toute autre salade, ce peut être un plat du soir léger par sa texture et sa composition. Il est possible de jouer sur la quantité d'herbes ainsi que sur les variétés en fonction de vos propres goûts.
Vous pouvez aussi remplacer le massalé par de la fleur de maçis.
17 avril 2008
sauté de veau au cacao et aux vertes fèves
Ces derniers temps, j'ai vu passer plusieurs recettes salées à base d'une sauce cacao , comme chez Isabelle avec son filet de porc ou chez Choupette avec ses gigolettes de lapin et j'ai eu envie de "voir" par moi-même. Toutes les viandes semblant s'y prêter, j'ai jeté mon dévolu sur un sauté de veau (à défaut de bon lapin) que j'ai réalisé à ma sauce.. en m'inspirant des copines.
VOTRE PANIER POUR 6 :
- 1,5 kg de veau coupé en dés
- 3 échalotes grises
- 2 carottes moyennes
- 2 c. à soupe de moutarde à l'ancienne
- 2 c. à soupe de moutarde forte
- 1 c. à soupe de cacao (genre Van Houten)
- 15 cl de fond de veau
- 200 g de fèves
- bouquet garni
- sel et poivre
PREPARATION :
Eplucher et ciseler finement les échalotes. Eplucher et couper les carottes en gros dés ou en rondelles moyennes.Plonger les fèves dans de l'eau bouillante afin de pouvoir enlever facilement la peau. Réserver.
Faire bien dorer les morceaux de viande dans un mélange de beurre et d'huile d'olive. Après coloration, ôter la viande et la remplacer par les échalotes et les carottes. Faire suer les légumes et incorporer la moutarde à l'ancienne et le cacao.
Remettre la viande dans la cocotte, ajouter le bouquet garni et le fond de veau. Rajouter environ 25 cl d'eau (celle-ci ne doit pas recouvrir en totalité la préparation). Laisser cuire à couvert tranquillement pendant 1h15.
5 min avant la fin de la cuisson, ajouter les 2 cuillères de moutarde forte ainsi que les fèves réservées. Donner un bouillon si besoin pour réduire un peu la sauce. Le fait de rajouter de la moutarde en fin de cuisson donne du caractère et de la force au plat mais n'est pas obligatoire. Goûter d'abord, rajouter ensuite !
Le cacao se ne sent pas dans la sauce mais permet une bonne liaison de celle-ci ainsi qu'une bonne coloration. C'est donc un essai concluant.
11 avril 2008
pique de Csj et de guémenoise, cocos de paimpol à la morgate
J'ai toujours un immense plaisir à cuisiner les produits régionaux et s'il y a un mariage que j'affectionne tout particulièrement c'est le mélange "terre-mer".
Pour cette recette, j'ai choisi un savoureux alliage de coco paimpolais, de guémenoise, délicieuse petite andouille truffée de lard, de morgate (nom de la seiche dans le morbihan. Margate en vendée) et de Coquilles St Jacques.
LE PANIER :
- 6 coquilles St Jaques fraîches
- 6 tranches de guémenoise
- 2 blancs de morgate (seiche)
- 200 g de coco de paimpol
- 2 gousses d'ail
- 1 oignon
- 1 os à moëlle
- thym citron, persil
- espelette (facultatif)
Les quantités sont données à titre indicatif et permettent de réaliser 6 petites coupelles destinées à être servies en pré-entrée. Pour en faire un plat à part entière, prévoir 3 csj par personne et une à deux tranches de guémenoise.
PREPARATION :
Les coco de Paimpol :
Faire revenir dans un beurre mousseux les 2 gousses d'ail entières légèrement écrasées et 1 oignon coupé en lamelles jusqu'à légère coloration. Ajouter ensuite les cocos, le bouquet garni ainsi que l'os à moëlle.
Mouiller jusqu'à hauteur d'eau, poivrer mais ne pas saler. Porter à ébullition puis baisser le feu et cuire à frémissement environ 30 min. 5 min avant la fin de la cuisson, vous pouvez saler.
Les blancs de morgate :
Cuire les blancs dans un court bouillon en prenant soin de les garder légèrement croquants (trop cuits, je trouve qu'ils perdent tout leur intérêt gustatif).
Les couper encore chauds en petits dés. Réserver.
Les coquilles St Jacques :
Les faire revenir au beurre 1 min de chaque côté. Saler et poivrer. Ajouter une pointe d'espelette si vous aimez (j'en mets systématiquement).
La guémenoise :
Faire revenir à feu doux (un feu vif rétracterait l'andouille) les tranches dans un beurre mousseux. Il s'agit ici juste de les porter à température.
PRESENTATION :
Dans des petites coupelles (ou dans une assiette) mettre une à deux cuillères à soupe de cocos de Paimpol ainsi que quelques dés de blancs de seiche.
Sur un petit pique en bois, embrocher une csj et une tranche de guémenoise et le placer sur les cocos.
Décorer de quelques brins de thym citron et de feuilles de persil. Déguster aussitôt.
07 avril 2008
Confiture potiron-orange- vanille pour en finir avec ce légume d'hiver
Les premiers légumes de printemps font leur apparition sur les étals, comme les asperges, les carottes et navets nouveaux et il est tentant de céder à ces signes de soleil.
Si comme moi, il vous reste du potiron, légume d'hiver par excellence, et que vous n'avez pas envie de les perdre, je suggère de les liquider d'une manière définitive en les transformant en confiture que vous pourrez déguster toute la belle saison et voire plus.
Cette recette, je la tiens de maman, la vraie spécialiste des confitures originales.
Confiture potiron-orange-vanille
INGREDIENTS :
- 700 g de chair de potiron
- 650 g de sucre cristallisé
- 20 cl de jus d'orange (soit 3 à 4 oranges)
- 10 cl d'eau
- le jus d'un citron
- 2 gousses de vanille
PREPARATION :
La veille :
Mettre dans un saladier les dés de potiron, le jus des orange et du citron ainsi que les 2 gousses de vanille fendues en 2 et égrainées.
Le jour même :
Porter la préparation à frémissement jusqu'à ce que la confiture soit filante (attention, c'est assez long : compter environ 2 h de cuisson)
Quand la confiture a une bonne consistance, enlever les gousses de vanille et donner quelques coups de mixer plongeant.
Rincer vos pots à l'eau bouillante et les retourner sur un linge propre.
Remplir les pots, mettre le couvercle et les retourner jusqu'à complet refroidissement.
Une variante consiste à ajouter des raisins goldens avant mise en pot.
Essayez-moi, vous allez m'adorer !!
03 avril 2008
Ma vengeance sur Rabelais et une fouace que Gargantua n'aura pas !
La fouace représente la nostalgie de mes 16 ans et c'est précisément à cet âge que j'ai découvert cette spécialité. Comment ? tout simplement lors de mon premier devoir de philo où il était question de Gargantua et de son appétit pantagruélique qui m'a valu à l'époque un malheureux 5/20. Au moins, je m'en souviens !
Fouace vendéenne
Après l'avoir enfouie au fin fond de mon cerveau, la fouace m'est reparue lors de mon arrivée sur Nantes il y a 27 ans car certaines boulangeries en proposaient et ma curiosité ainsi que ma gourmandise m'ont "obligées" à découvrir cette fameuse fouace étoilée.
Depuis quelques temps, j'avais dans l'idée de la reproduire à la maison mais impossible de trouver la moindre recette vendéenne. Et c'est là que j'ai pensé à Marie-France, du très joli blog une cuillère pour papa et elle a eu la gentillesse de chercher la recette auprès de ses connaissances (merci Philippe) et de la tester par elle-même. La fouace se trouve dans plusieurs régions de France mais celle que je connais est façonnée en étoile à 4 ou 6 branches (je n'ai pas l'explication concernant le nombre d'étoiles).
Pour retrouver la recette initiale tant convoitée de la fouace vendéenne, c'est ici
Restait à trouver le temps et l'occasion pour passer à l'action. La triste actualité avec le départ de Sandrine m'a donnée un coup de pied aux fesses et cette étoile est dédiée à sa petite Sara comme nous le propose Barbichounette.
Avec mes horaires de travail, j'ai dû la faire sur 2 jours mais je l'ai faite !
INGREDIENTS :
J'ai apporté quelques modifications à la recette initiale en fonction de mes souvenirs et de mon placard (pas de crème fraîche)
- 500 g de farine,
- 100 g de beurre à température ambiante
- 1 sachet de levure de boulanger
- 1 verre de lait
- une pincée de sel
- 2 c. à soupe de noyau de Poissy (touche personnelle)
- 100 g de crème fraîche épaisse (proscrire la crème liquide allégée !!)- 100 g de sucre (50 g de sucre + 50 g de sucre glace)
Préparation :
Préparer le levain en délayant la levure dans le lait tiède. Ajouter 125 g de farine en remuant. Laisser reposer 15 mn en couvrant.
Incorporer ensuite le reste de farine, le beurre en pommade, le sel, les 50 g de sucre et l'oeuf toujours en remuant. Travailler jusqu'à former une boule résistante et souple. Laisser reposer cette pâte dans un saladier pendant 3 heures , la pâte doit doubler de volume.
Au bout de ce temps, prélever 6 boules de pâte et les façonner en boudin. Les disposer sur un papier cuisson en forme d'étoiles puis les recouvrir de crème fraîche badigeonner au jaune d'oeuf battu avec un peu de lait et saupoudrer des 50 g de sucre glace. Laisser encore reposer une heure supplémentaire, en recouvrant.
Préchauffer le four th. 6 et mettre à cuire environ 45 mn.
Déguster tiède ou froid.
Si vous ne connaissez pas la fouace, c'est une sorte de brioche à la mie plus dense mais moelleuse à la fois et délicieusement parfumée ( le noyau de Poissy est une liqueur issue de la macération d'amandes de noyaux d'abricots et d'eau de vie d'armagnac).
J'ai retrouvé la texture et le goût de la fouace de mes souvenirs et pour cela, je dis un grand merci à Marie-France.
01 avril 2008
un silence pour un disque dur HS
Atteinte de plein fouet par le syndrôme de la scoumoune informatique, il me m'est pour l'heure pas possible de publier de nouvelles recettes. Le responsable - et je n'ai pas peur de le nommer - le disque dur qui vient de flancher! Merci la fidélité.....
Quelques données perdues mais rien de grave !
Il ne me reste plus qu'à tout réinitialiser, l'histoire d'un jour ou 2 ! Déjà que je courais après le temps..il ne me reste plus qu'à faire de plus grandes enjambées. !
A tout de suite....
26 mars 2008
C'est bon, c'est sain, c'est le merlan en tartelette gratinée sur lit d' oignons confits et poivron rôti
La star des stars en matière des poissons, c'est incontestablement le merlan, en tout cas à mes yeux. Poisson à chair fine et délicate mais également extrêmement fragile, le merlan ne supporte pas l'attente sur les étals. Pour être apprécié à sa juste valeur, il devrait être dégusté le jour même de sa pêche alors que sa chair feuilletée est d'un beau blanc franc. Pour être sûr de sa fraîcheur, le choisir brillant et raide sans trace de blessure (signe qu'il n'a pas été trop manipulé), l'oeil vif et bombé, les ouIes d'un rouge profond. Pour dire que c'est assez exceptionnel d'en dénicher sur les marchés. Alors, quand par miracle, l'on tombe sur quelques spécimens corrects, il ne faut pas rater l'occasion.
Si vous avez l'opportunité d'assister à la rentrée au port des pêcheurs de petits bateaux, il est bien rare qu'ils n'aient pas dans leur caisse quelques merlans à vendre. Et là, c'est le summun !!
Tarte de merlan, confit d'oignons et poivrons
VOTRE PANIER pour 4 tartelettes :
- 250 g de pâte brisée
- 1 poivron rouge
- 1 poivron jaune
- 3 oignons roses de Roscoff
- 1 petite courgette
- 3 c. à soupe de crème entière d'Isigny
- 1 c. à café de moutarde
- 1 boule de mozarella
- 250 g de merlan ou autre poisson blanc (cabillaud très bien).
- une dizaine de crevettes
- espelette
- huile d'olive
- 1 noix de beurre
Ils sont pas beaux mes merlans ?
AU FOURNEAU :
Etaler la pâte brisée dans des cercles à mousse de 10 cm ou d'un un grand plat à tarte. Piquer le fond et placer au frais pendant la préparation de la garniture.
Faire un court-bouillon classique et y plonger les merlans (avec la tête). Cuire à frémissements une dizaine de minutes. Retirer , enlever la peau et détacher la chair. Réserver.
Eplucher les oignons et les couper en fines lamelles. Les faire confire au beurre et à feu doux pendant une trentaine de minutes. Assaisonner de sel et poivre.
Eplucher les poivrons à l'aide d'un épluche-tomate (Zyliss pour moi). Cet appareil enlève une fine pellicule de peau et évite la fastidieuse opération de passage à la flamme. Oter les graines et les parties blanches et les couper en fines lamelles. Les sauter à l'huile d'olive et cuire une dizaine de min. Ils doivent être tendres mais pas mous.
Laver la courgette, la couper en 2 dans la longueur et couper des lamelles. Cuire à l'huile d'olive en les gardant du croquant.
Mélanger la crème épaisse avec la moutarde, saler et poivrer. Ajouter un peu d'espelette (ou autre épices selon votre goût).
Sortir les pâtes du frigo. Etaler une fine couche du mélange de crème-moutarde. Placer dessus 1 c. à soupe de confit d'oignons puis quelques courgettes croquantes et terminer par les poivrons.
Mettre à cuire à 180° durant 15 min. Passé ce délai, ajouter le poisson grossièrement émiétté, les crevettes décortiquées et coupées en morceaux ainsi que la mozarella coupée en dés.
Remettre au four pour une quinzaine de minutes. La pâte doit être bien croustillantes et la mozarella gratinée.
Servir bien chaud avec une salade de mâche.
Pour réaliser cette recette, j'ai utilisé 1 merlan de belle taille.
Les 2 autres ont été dégustés tels que nous les aimons, cuits au court bouillon et servis chauds avec une vinaigrette aux oignons et aux herbes. La simplicité à l'état pur qui va très bien au merlan !
Merlans à la vinaigrette, trop bon !
20 mars 2008
Thon piquant sur crème d'avocat façon pesto au wasabi
Un repas à réaliser après une journée harassante de travail, pas d'envie particulière de passer du temps à cuisiner ! Que faire ?
En partant d'un classique "avocat au thon" j'ai préparé ces petites verrines bien goûteuses. Pour la préparation au thon, je me suis inspirée du tartare de Choupette tiré du livre de Conticini, "Le thon, c'est bon". Pour la crème d'avocat, c'est une envie qui m'a traversée la tête. La douceur du mascarpone et la crème est contrée par la pointe de wasabi et d'espelette et le tout est fort bien équilibré.
crème d'avocat au wasabi et thon épicé
INGREDIENTS :
pour la préparation à l'avocat :
- 2 avocats mûrs à point
- 6 amandes entières torréfiées
- 1 trait de jus de citron vert
- 2 c. à soupe de mascarpone
- 2. à soupe de crème épaisse d'Isigny
- 1/4 de c. à café de wasabi
- sel et poivre
- 1 pointe de piment d'espelette
Pour la préparation au thon :
- 250 g de thon au naturel
- 6 cornichons coupés en petits dés
- 6 amandes entières torréfiées et coupées grossièrement
- 1 c. à soupe de sauce worcestershire
- huile d'olive
- 3 c. à soupe de vinaigre balsamique
- 20 pétales de tomates confites maison
- 1 échalote grise ciselée finement
- 1 c. à café de moutarde
- 1 pointe de wasabi
PREPARATION :
L'avocat :
Dans un blender, mettre la chair d'avocat, le trait de citron, les amandes et mixer le tout. Verser la mascarpone, la crème et remixer jusqu'à obtention d'une crème bien lisse. Ajouter ensuite le wasabi et assaisonnez de sel, poivre et espelette. Goûter et rectifier selon votre goût.
Le thon :
Egoutter le thon et l'émietter. Le verser dans un saladier et ajouter tous les élements de la préparation.
Goûter et rectifier la quantité d'huile et de vinaigre selon votre propre envie.
PRESENTATION :
Ici, je me suis servie de verrines mais il est tout à fait possible d'utiliser des cercles à mousse. J'ai tenté l'expérience et la préparation tient parfaitement. A vous de choisir !
Dans des petites verrines, verser une couche de crème d'avocat puis ajouter le thon épicé. Terminer par des pétales de tomates confites et pafumées à souhait. Une touche e persil ou de cerfeuil et le tour est jouer.
Voilà une entrée extrêmement facile à reproduire, ultra rapide à confectionner et bien agréable en bouche.
10 mars 2008
tartelette ganache noire et abricot
Chose promise, chose dûe ! la voicil la voilà, la recette des tartelettes chocolat-abricots inspirée du livre de Nathalie Beauvais, mangez breizh. j'ai remplacé la base proposée par Nathalie par une pâte sucrée.
Les proportions de ganache sont très importantes et l'on peut sans problème diviser les quantités par 2 pour préparer 6 portions. Du coup, comme il me restait beaucoup de ganache, j'ai récidivé avec la base initiale que j'ai désignée comme "gourmande".
tartelette chocolat-abricot
INGREDIENTS :
Pour la pâte sucrée : (version gourmet)
- 210 g de farine
- 85 g de sucre glace
- 1 oeuf entier
- 1/2 gousse de vanille
- 125 g de beurre
- 25 g de poudre d'amande
- 4 g de sel (1 petite c. à café)
Pour la garniture chocolat -abricot : (pour 10 tartelettes)
- 32 cl crème liquide entière
- 2 c à soupe de sucre
- 115 g de beurre 1/2 sel
- 455 g de chocolat noir de couverture
- 325 g de confiture d'abricots (confi'pure d'HERO au rayon frais)
- 10 cl de lait
C'EST PARTI :
Préparer la pâte sucrée :
Malaxer bien le beurre pour le transformer en pommade puis lui ajouter le sucre, la poudre d'amande, le sel, les graines de vanille, l'oeuf et finir par la farine. Bien mélanger entre chaque étape.
Former une boule, l'envelopper dans un film étirable et placer au frais pour au moins 2 h.
Sortir la pâte du frigo et l'étaler. Garnir des cercles à tartelettes (ou des moules) et cuire à blanc 10 min à 180°. Réserver.
Préparer la garniture :
Faire bouillir la crème et le sucre puis incorporer le chocolat cassé en petits morceaux et le beurre.
Mélanger jusqu'à obtenir une consistance crémeuse puis ajouter le lait petit à petit. Réserver.
Recouvrir de ganache au chocolat. Tapoter légèrement pour une bonne répartition.
Placer au frais quelques heures afin que la ganache prenne.
Sortir les tartelettes environ 30 min avant de servir. Les saupoudrer de cacao ou de sucre glace (ou les 2 comme ici)
Pour la version gourmande :
Remplacer la pâte sucrée par une base biscuitée :
Ecraser ensemble 300 g de traou mad et 60 g de beurre mou.
Etaler ce mélange dans des cercles à mousses, placer au frais au moins 1 h et poursuivre la recette comme au dessus.
Une recette, deux possibilités selon votre appétit, votre gourmandise..
Personnellement, quand il s'agit de tarte à base de chocolat, je préfère largement les modèles réduits car je suis vite écoeurée (et pourtant, je fais partie des acrros au chocolat noir).
La confiture d'abricot (celle que j'ai utilisé est peu sucrée) accompagne la ganache mangifiquement.

















